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Un atelier itinérant d’initiation à l’archéologie
Vous avez envie d’expérimenter l’étude des poteries archéologiques et devenir Archéologue/ céramologue, le temps d’une animation ?
44 Lab’Archéomobile vous attendent dans tout le territoire sur les chantiers et les bases archéologiques Inrap, des centres de sciences et des musées (Métropole et DROM)
Des laboratoires itinérants animés par des archéologues ou des médiateurs scientifiques : remontage, dessins, étude… Les étapes d’une enquête pour découvrir le travail d’un expert de l’archéologie
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La céramologie
De la découverte à l'exposition
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FABRICATION DE LA POTERIE_
Fabrication
Chaîne opératoire
de l’argile à la céramique
Les méthodes de fabrication des poteries varient en fonction des choix techniques des potiers, de l’état de leurs connaissances, de leurs traditions mais aussi des matériaux disponibles.
Les étapes de la chaîne opératoire sont donc des indicateurs importants pour comprendre les cultures et l’histoire des sociétés du passé.
Acquisition de la matière première
La fabrication d’une céramique commence avec l’acquisition de la matière première, l’argile. Cette roche sédimentaire est présente en nature sous forme de gisements exploités comme carrière à ciel ouvert. Après l’extraction, les blocs sont acheminés vers les ateliers et entreposés dans l’attente de la préparation.
Sur le terrain, l’archéologue peut retrouver les traces des fosses d’extraction. En laboratoire, grâce aux analyses de minéralogie et de chimie, le spécialiste définit la composition de l’argile et essaie d’en déterminer la provenance exacte.
Préparation de l’argile
Toutes les argiles ne peuvent pas être directement façonnées. Elles sont parfois trop humides, trop dures ou contiennent des corps étrangers. Le potier doit alors les préparer pour en améliorer les qualités.
Les vestiges archéologiques permettent à l’archéologue de retracer les étapes de cette préparation. Le céramologue complète l’étude en repérant les traitements subis par l’argile. Les représentations anciennes et la comparaison avec les techniques actuelles aident parfois à préciser les hypothèses.
Preparation de la pâte céramique
Le potier incorpore l’eau à l’argile pour la transformer en pâte, puis la malaxe. Pour qu’elle soit malléable et résistante aux chocs thermiques de la cuisson, l’artisan rajoute aussi de petits fragments de matière non plastique – les dégraissants, qui facilitent le façonnage.
Ces éléments représentent des indices importants pour le céramologue pour déterminer la provenance des matériaux et la répartition des ateliers sur le territoire.
façonnage/tournage
L’argile est mise en forme à l’aide d’un tour : un disque fixé sur un pivot et actionné par le potier qui peut ainsi travailler avec vitesse et précision.
La marque irréfutable du tournage est la présence de sillons horizontaux sur la surface interne et externe du récipient.
D’autres traces peuvent également nous indiquer le travail au tour : parois fines et régulières, marques d’enlèvement au fil sur le fond de l’objet, vestiges, outils…
façonnage/moulage
L’argile est mise en forme à l’aide d’un moule qui peut être en une seule pièce ou bivalve (en deux parties). Cette même technique est utilisée pour réaliser des décors en bas-relief.
Le façonnage au moule se reconnaît par des reliefs très détaillés et par la reproduction en série d’objets de même forme.
SECHAGE
Le potier laisse à l’air libre les objets façonnés pour permettre à l’argile de perdre son taux d’humidité et de changer de consistance. C’est une étape essentielle, puisque sans séchage la céramique ne peut pas être cuite.
En dehors de quelques fissures sur la surface de la poterie, le séchage est une étape presque invisible pour le céramologue. Il doit se contenter d’observer le degré de séchage choisi pour la suite des opérations.
finitions/traitements de surface
Avant la cuisson, les céramiques reçoivent des traitements qui en modifient la surface avec un but fonctionnel et/ou esthétique. Les imperfections sont éliminées et la couleur peut être changée.
Si le potier exerce une action mécanique sur la surface de la poterie, le céramologue reconnait les traces laissées par les outils durs ou souples. En revanche, quand il s’agit d’un revêtement, le spécialiste identifie plutôt le type d’enduit appliqué (vernis, glaçure, peinture, engobe…)
finitions/DECORS
Selon le degré de séchage, l’aspect de la poterie peut être modifié en rajoutant ou en enlevant de la pâte céramique. Le potier peut également se contenter d’en déplacer juste de petits bouts.
Les parties en relief ou la forme des dessins en creux témoignent de la variété des décors réalisés et renseignent le céramologue sur l’époque à laquelle on a fabriqué ces céramiques.
cuisson primitive
Exposée à de très hautes températures, l’argile des céramiques devient rigide et indéformable. C’est une transformation irréversible que seule la cuisson peut assurer. Le potier doit donc bien choisir le combustible, contrôler la température et l’atmosphère de cuisson et préparer le lieu de cuisson.
Si l’opération est menée en aire ouverte, sans un foyer construit, on parle de cuisson primitive, le système le plus ancien. Les poteries et le combustible sont disposés par terre mêlés, puis couverts. Le foyer peut être légèrement excavé dans la terre : on parle alors de cuisson en fosse.
Les cuissons primitives se reconnaissent par des couleurs différentes sur la même poterie, en fonction de l’emplacement de la pièce dans le foyer.
Les analyses effectuées sur les charbons de bois trouvés dans les aires de cuisson permettent aussi de déterminer les combustibles utilisés.
cuisson en four
Lors de la cuisson, les molécules d’eau présentes dans l’argile sont progressivement éliminées ; des réactions physiques et chimiques modifient la structure de la matière. La solidité des céramiques est donc assurée et la couleur de la pâte modifiée.
Un four construit permet au potier de mieux contrôler la cuisson et de réduire le risque de casse des céramiques. Selon le type de four, les pièces à cuire sont disposées différemment : dans un seul espace avec le combustible, dans un espace séparé mais non isolé ou dans une chambre de cuisson sans contact avec les flammes.
Pour reconstituer en détail le mode de cuisson, l’archéologue étudie les vestiges des fours encore visibles. Le céramologue complète ces résultats en observant les transformations subies par les composants des tessons de céramique (quartz, calcium, feldspaths…).
un exemple de four
Un four type est constitué en général d’une cour de service (aire de chauffe), d’un foyer et d’un couloir qui conduit la chaleur vers le four (alandier et chambre de chauffe), d’une plate-forme qui supporte le matériel à cuire (sole), d’un espace dans lequel on entrepose la charge à cuire (laboratoire) et d’une couverture en argile, tuile ou tessons, percée d’ouvertures (cheminées), qui couvre le chargement et permet l’échappement des vapeurs de chauffe. Cette couverture peut être aussi voûtée et permanente, une porte supplémentaire est alors prévue pour le chargement du laboratoire.
Certaines céramiques, notamment les sigillées, nécessitent d’être totalement protégées des flammes pendant la cuisson, pour garantir leur couleur rouge vive. A l’époque romaine, les potiers ont l’idée de les cuire par rayonnement : les flammes sont canalisées dans des tubulures d’argile et la chaleur se diffuse dans le laboratoire sans risques pour les pièces.
utilisation
Après cette série d’opérations, l’argile est enfin transformée en produit céramique. En sortant de l’atelier du potier, elle peut être vendue et utilisée sur place ou commercialisée sur des marchés plus ou moins éloignés.
La céramique est un matériau à la fois fragile et solide. Si elle se casse facilement, ses tessons restent longtemps enfouis dans la terre. Leur présence dans les sites archéologiques renseigne le céramologue sur la production et le commerce de ces objets, ainsi que des produits qu’ils contenaient.
Le terme céramique dérive du mot keramos qui, en grec ancien, indiquait l’argile.
Cette roche est composée de minéraux argileux et non argileux ; la combinaison de différents éléments lui confère des caractères spécifiques :
Cette roche est composée de minéraux argileux et non argileux ; la combinaison de différents éléments lui confère des caractères spécifiques :
- la plasticité, qui permet de la travailler
- le retrait (la diminution de volume) au séchage
- le durcissement à la cuisson
- la résistance aux chocs thermiques et mécaniques.
Dans une préparation-type, l’argile est :
- séchée pour éliminer l’humidité naturelle
- concassée et broyée pour enlever ou pulvériser les corps étrangers (le broyage)
- trempée ou délayée dans des fosses remplies d’eau afin d’éliminer les débris minéraux et végétaux (le mouillage),
- étalée pour rendre l’excès d’eau (le ressuage)
- stockée dans un endroit frais pour la faire vieillir et augmenter sa plasticité (le pourrissage)
- écrasée à la main (le pétrissage) ou au pied (le foulage ou le marchage) pour la rendre homogène
- battue à la main afin d’éliminer les bulles d’air qui risqueraient de faire éclater la pâte à la cuisson.
Les argiles sont dites ‘grasses’ (malléables) ou ‘maigres’ (dures) en fonction de leur niveau de plasticité. Cette propriété peut être modifiée à l’aide des dégraissants, de la matière non plastique rajoutée ou enlevée à l’argile pour en faciliter le façonnage. La pâte est alors malaxée pour bien mélanger les différents éléments.
Les dégraissants permettent également de contrôler le retrait de la pâte argileuse pendant le séchage, et de résister aux chocs thermiques lors de la cuisson (comme pour la vaisselle culinaire ou les grandes céramiques destinées au stockage).
Les dégraissants sont :
Les dégraissants permettent également de contrôler le retrait de la pâte argileuse pendant le séchage, et de résister aux chocs thermiques lors de la cuisson (comme pour la vaisselle culinaire ou les grandes céramiques destinées au stockage).
Les dégraissants sont :
- de nature organique, d’origine animale (coquille, os, crottin…) ou végétale (herbe, paille, algues…)
- de nature minérale (roches sédimentaires, éruptives…)
- artificiels, comme la chamotte (terre cuite broyée)
La mise en forme d’une céramique peut se faire par des procédés très différents, parfois complémentaires.
La technique la plus simple consiste à travailler le pain d’argile directement à la main. La forme est obtenue en utilisant la pression des mains pour creuser et amincir les parois du récipient.
La motte d’argile peut être aussi pressée contre des objets en forme de dôme pour en épouser le profil intérieur ou extérieur.
Dans le montage à la plaque, des galettes d’argile (les plaques) sont réalisées à l’aide d’un rouleau et progressivement assemblées les unes avec les autres à la barbotine (argile très liquide).
La technique est très rapide, mais elle permet de réaliser des formes essentiellement géométriques.
Pour les réalisations à colombin, de longs boudins d’argile sont superposés ou montés en spirale. Les parois du récipient sont ensuite lissées à la main ou à l’aide d’outils, mais l’objet garde un aspect irrégulier.
La technique la plus simple consiste à travailler le pain d’argile directement à la main. La forme est obtenue en utilisant la pression des mains pour creuser et amincir les parois du récipient.
La motte d’argile peut être aussi pressée contre des objets en forme de dôme pour en épouser le profil intérieur ou extérieur.
Dans le montage à la plaque, des galettes d’argile (les plaques) sont réalisées à l’aide d’un rouleau et progressivement assemblées les unes avec les autres à la barbotine (argile très liquide).
La technique est très rapide, mais elle permet de réaliser des formes essentiellement géométriques.
Pour les réalisations à colombin, de longs boudins d’argile sont superposés ou montés en spirale. Les parois du récipient sont ensuite lissées à la main ou à l’aide d’outils, mais l’objet garde un aspect irrégulier.
L’apparition du tour suit de près l’invention de la roue au IVe millénaire av. JC et représente une avancée technologique fondamentale dans l’histoire de la céramique.
La forme plus rudimentaire, la tournette, est un support grossièrement circulaire que le potier fait tourner par impulsions successives de la main, mais sans force d’inertie ou centrifuge. Ce mouvement offre à l’artisan une vision complète du récipient et la possibilité d’en égaliser la surface sans se déplacer. L’inconvénient est l’instabilité du disque qui glisse facilement sous la pièce céramique en empêchant des réalisations régulières.
Dans le tour rapide, la plate-forme circulaire – la girelle, est fixée sur un axe vertical dont le pivot est installé dans une crapaudine. La girelle reçoit les impulsions de rotation par le potier qui peut l’actionner à la main, à l’aide d’un bâton ou du pied (pour les tours les plus récents). La vitesse du mouvement génère la force centrifuge que le potier maîtrise et utilise pour façonner la céramique.
La motte d’argile est d’abord centrée sur la girelle et le tour lancé. Le potier creuse alors la pâte en créant le caractéristique cône d’argile par insertion des pouces ou du poing. C’est le moment du levage de la céramique : la pâte est mise en forme et les parois amincies par pressions uniformes des doigts à l’intérieur et à l’extérieur du récipient. Ensuite, la surface est régularisée et lissée et l’objet est finalement séparé de la girelle.
Cette technique permet de réaliser des pièces aux parois fines et régulières et offre rapidité et précision d’exécution. Elle se reconnait par la présence de sillons horizontaux sur la surface interne et externe du récipient, et parfois par les marques d’enlèvement au fil sur le fond de l’objet.
La forme plus rudimentaire, la tournette, est un support grossièrement circulaire que le potier fait tourner par impulsions successives de la main, mais sans force d’inertie ou centrifuge. Ce mouvement offre à l’artisan une vision complète du récipient et la possibilité d’en égaliser la surface sans se déplacer. L’inconvénient est l’instabilité du disque qui glisse facilement sous la pièce céramique en empêchant des réalisations régulières.
Dans le tour rapide, la plate-forme circulaire – la girelle, est fixée sur un axe vertical dont le pivot est installé dans une crapaudine. La girelle reçoit les impulsions de rotation par le potier qui peut l’actionner à la main, à l’aide d’un bâton ou du pied (pour les tours les plus récents). La vitesse du mouvement génère la force centrifuge que le potier maîtrise et utilise pour façonner la céramique.
La motte d’argile est d’abord centrée sur la girelle et le tour lancé. Le potier creuse alors la pâte en créant le caractéristique cône d’argile par insertion des pouces ou du poing. C’est le moment du levage de la céramique : la pâte est mise en forme et les parois amincies par pressions uniformes des doigts à l’intérieur et à l’extérieur du récipient. Ensuite, la surface est régularisée et lissée et l’objet est finalement séparé de la girelle.
Cette technique permet de réaliser des pièces aux parois fines et régulières et offre rapidité et précision d’exécution. Elle se reconnait par la présence de sillons horizontaux sur la surface interne et externe du récipient, et parfois par les marques d’enlèvement au fil sur le fond de l’objet.
Le potier prépare d’abord le moule en argile séchée ou cuite, vannerie ou plâtre. Puis, il applique l’argile à l’intérieur du moule, en appuyant sur la pâte pour qu’elle adhère bien aux parois du support. Ensuite, grâce au retrait naturel de l’argile lors du séchage, il démoule l’objet.
Si le détachement est difficile (par exemple avec les formes convexes), le potier recouvre le moule d’agents qui simplifient l’opération : sable fin, argile en poudre, cendres... Pour certaines productions, comme la céramique sigillée*, l’intérieur du moule est finement décoré en négatif à l’aide de poinçons. La pâte pénètre alors dans les creux et, au moment du démoulage, les décors apparaissent en relief.
Il existe également un façonnage par moules bivalves, en plâtre et en creux, utilisés par exemple pour la fabrication des lampes à huile dans l’Antiquité. On parle alors de ‘coulage’. L’argile liquide est versée dans le moule qui, étant poreux, va lentement absorber l’eau et permet à l’argile de raffermir. Lorsque la couche d’argile est jugée suffisamment épaisse, les valves sont séparées et l’objet démoulé en deux parties. Celles-ci seront ensuite récolées à la barbotine.
Si le détachement est difficile (par exemple avec les formes convexes), le potier recouvre le moule d’agents qui simplifient l’opération : sable fin, argile en poudre, cendres... Pour certaines productions, comme la céramique sigillée*, l’intérieur du moule est finement décoré en négatif à l’aide de poinçons. La pâte pénètre alors dans les creux et, au moment du démoulage, les décors apparaissent en relief.
Il existe également un façonnage par moules bivalves, en plâtre et en creux, utilisés par exemple pour la fabrication des lampes à huile dans l’Antiquité. On parle alors de ‘coulage’. L’argile liquide est versée dans le moule qui, étant poreux, va lentement absorber l’eau et permet à l’argile de raffermir. Lorsque la couche d’argile est jugée suffisamment épaisse, les valves sont séparées et l’objet démoulé en deux parties. Celles-ci seront ensuite récolées à la barbotine.
Le séchage est un phénomène naturel par lequel l’argile perd progressivement son taux d’humidité et change de consistance. Il fait donc partie intégrante du processus de fabrication d’une céramique. Il en constitue même une étape essentielle puisque sans séchage aucune cuisson n’est possible. C’est d’ailleurs le degré de séchage qui influence l’ordre des opérations se succédant dans la chaîne opératoire.
Il est très difficile de calculer le temps nécessaire pour un séchage complet. Le rythme du processus dépend en effet du degré d’humidité de la pâte, mais aussi de l’humidité et de la température de l’air du lieu choisi et du moment de l’opération. Il est par ailleurs prouvé que lors du séchage, la pâte argileuse préparée par le potier passe par divers stades de consistance que l’on peut ainsi résumer : consistance plastique (ou verte), consistance cuir, consistance sèche.
Malheureusement, mises à part quelques fissures pouvant apparaître en cours de séchage, ce phénomène reste ‘invisible’ aux yeux du céramologue. Ce sont les opérations réalisées sur la poterie et les traces laissées sur la surface, qui vont dévoiler aux spécialistes le déroulement du processus, ainsi que son rôle dans la chaîne opératoire.
Malheureusement, mises à part quelques fissures pouvant apparaître en cours de séchage, ce phénomène reste ‘invisible’ aux yeux du céramologue. Ce sont les opérations réalisées sur la poterie et les traces laissées sur la surface, qui vont dévoiler aux spécialistes le déroulement du processus, ainsi que son rôle dans la chaîne opératoire.
La surface de la poterie est traitée par action mécanique, à l’aide d’un outil dur ou souple, afin d’éliminer les imperfections ou pour créer des effets de contraste (lissage*, polissage*, brunissage*, grattage…). La pâte doit avoir la consistance du cuir ou être complètement sèche.
Les revêtements font également partie de cette catégorie et sont classés par type d’enduit utilisé (engobe*, vernis*, glaçure*, peinture*… les deux dernières peuvent aussi être réalisées après une première cuisson ou à la fin du processus). Appliqués sur la pâte après séchage complet, ces enduits sont souvent destinés à modifier la couleur de la poterie.
Les revêtements font également partie de cette catégorie et sont classés par type d’enduit utilisé (engobe*, vernis*, glaçure*, peinture*… les deux dernières peuvent aussi être réalisées après une première cuisson ou à la fin du processus). Appliqués sur la pâte après séchage complet, ces enduits sont souvent destinés à modifier la couleur de la poterie.
Les modifications de la surface de la poterie effect
uées par ajout, enlèvement ou déplacement de la matière se divisent en ‘décor en relief’ (moulé*, modelé, applique…) et ‘décor en creux’ (incision*, excision*, impression*…). Chacune de ces techniques est utilisée sur une pâte avec un degré de séchage spécifique.
Toutes les poteries n’ont pas de finitions, par choix ou pour des raisons pratiques. Nombreuses céramiques, en revanche, reçoivent plusieurs finitions en même temps : engobe et polissage, décor en relief plus glaçure, décor moulé et engobe…
uées par ajout, enlèvement ou déplacement de la matière se divisent en ‘décor en relief’ (moulé*, modelé, applique…) et ‘décor en creux’ (incision*, excision*, impression*…). Chacune de ces techniques est utilisée sur une pâte avec un degré de séchage spécifique.
Toutes les poteries n’ont pas de finitions, par choix ou pour des raisons pratiques. Nombreuses céramiques, en revanche, reçoivent plusieurs finitions en même temps : engobe et polissage, décor en relief plus glaçure, décor moulé et engobe…
Dans les cuissons primitives, les céramiques sont posées sur un lit de combustible ou mêlées à ce dernier, puis couvertes de branchages ou de mottes de terre et de tessons (cuisson en meule).
Il existe aussi une méthode de cuisson en fosse qui prévoit un foyer excavé. Le potier place une partie du combustible sur le fond de la fosse, puis, une fois les céramiques disposées, il recouvre le tout de combustible. Grâce à la réverbération de la chaleur sur les parois de la fosse, cette méthode permet d’atteindre des températures plus hautes que dans un foyer ouvert.
Les cuissons primitives, encore utilisées de nos jours dans certaines région du monde, sont attestées dès le Néolithique.
Pour la réussite de la cuisson, d’autres paramètres sont à prendre en compte.
Les analyses anthracologiques effectuées sur les charbons de bois trouvés dans des foyers de fours permettent de déterminer les combustibles utilisés.
Les différents niveaux de température déterminent les transformations de la pâte et les produits obtenus (terre cuite, grès*, faïence*, porcelaine*…). Savoir les contrôler limite également les risques de casse.
Dans la cuisson, les deux types d’atmosphères se succèdent naturellement, mais le potier peut modifier cet équilibre en intervenant sur le tirage du foyer dans les phases finales de l’opération. Ces échanges d’air avec l’extérieur déterminent la couleur des céramiques : on obtient des teintes claires (du blanc à l’orange ou marron) avec une cuisson oxydante, des nuances foncées (du gris au noir) avec une cuisson réductrice.
Il existe aussi une méthode de cuisson en fosse qui prévoit un foyer excavé. Le potier place une partie du combustible sur le fond de la fosse, puis, une fois les céramiques disposées, il recouvre le tout de combustible. Grâce à la réverbération de la chaleur sur les parois de la fosse, cette méthode permet d’atteindre des températures plus hautes que dans un foyer ouvert.
Les cuissons primitives, encore utilisées de nos jours dans certaines région du monde, sont attestées dès le Néolithique.
Pour la réussite de la cuisson, d’autres paramètres sont à prendre en compte.
Le combustible
Le bois est le plus fréquemment utilisé, avec des essences végétales dures, qui brûlent lentement (le chêne), et des essences tendres dont la combustion est plus rapide (le peuplier). Si l’approvisionnement et le coût du bois deviennent contraignants, la paille, les branchages et même les déjections animales (le fumier) représentent une bonne alternative.Les analyses anthracologiques effectuées sur les charbons de bois trouvés dans des foyers de fours permettent de déterminer les combustibles utilisés.
La température
La cuisson de la céramique se déroule en deux phases principales : la cuisson au sens strict, avec la montée de la température à son niveau maximal, et la post-cuisson, durant laquelle on arrête la combustion pour déclencher le refroidissement. La durée de ce processus peut varier de quelques heures à plusieurs jours.Les différents niveaux de température déterminent les transformations de la pâte et les produits obtenus (terre cuite, grès*, faïence*, porcelaine*…). Savoir les contrôler limite également les risques de casse.
L’atmosphère
Lors de la combustion, des gaz chauds – notamment le carbone (C) et l’oxygène (O), circulent dans le foyer et influencent l’atmosphère de cuisson. On parle d’atmosphère ‘réductrice’ lorsque l’apport d’oxygène est faible, et d’atmosphère ‘oxydante’ quand cet apport est plus important.Dans la cuisson, les deux types d’atmosphères se succèdent naturellement, mais le potier peut modifier cet équilibre en intervenant sur le tirage du foyer dans les phases finales de l’opération. Ces échanges d’air avec l’extérieur déterminent la couleur des céramiques : on obtient des teintes claires (du blanc à l’orange ou marron) avec une cuisson oxydante, des nuances foncées (du gris au noir) avec une cuisson réductrice.
La cuisson dans un four semi-permanent ou permanent assure un meilleur contrôle des variations de température et du type d’atmosphère, tout en réduisant le risque de casse des céramiques.
Il est courant de classer ces structures en fonction du rapport entre la source de chaleur et la charge à cuire. Cela permet de distinguer trois grandes catégories de fours :
Il est courant de classer ces structures en fonction du rapport entre la source de chaleur et la charge à cuire. Cela permet de distinguer trois grandes catégories de fours :
- le four à chambre unique, avec un seul espace dans lequel combustible et céramiques sont essentiellement mêlés
- le four à deux chambres, où les céramiques sont posées sur une sole perforée qui les sépare du foyer sans les isoler complètement des flammes et en laissant passer la chaleur
- le four mouflé ou à tubulures (innovation de l’époque romaine), dans lequel la chaleur est canalisée dans des tubulures en terre cuite qui permettent la cuisson par rayonnement, sans contact entre les céramiques et les flammes.
Une grande partie de la céramique a très souvent été fabriquée dans un cadre domestique, pour un usage local, quotidien, et ce depuis la préhistoire.
Les poteries pouvaient servir aussi de contenants pour la diffusion de produits entre les groupes humains. Elles témoignent alors de la diffusion d'un artisanat ou d’un commerce à moyenne ou longue distance.
On observe parfois une standardisation de leur fabrication (mêmes gestes, production en série), associée à une diffusion commerciale très étendue géographiquement.
La céramique est donc un élément fondamental pour aborder les techniques artisanales de chaque culture, la vie quotidienne, mais aussi la nature des échanges entre les groupes humains.
Les poteries pouvaient servir aussi de contenants pour la diffusion de produits entre les groupes humains. Elles témoignent alors de la diffusion d'un artisanat ou d’un commerce à moyenne ou longue distance.
On observe parfois une standardisation de leur fabrication (mêmes gestes, production en série), associée à une diffusion commerciale très étendue géographiquement.
La céramique est donc un élément fondamental pour aborder les techniques artisanales de chaque culture, la vie quotidienne, mais aussi la nature des échanges entre les groupes humains.